Editer Pensées





Règles de vie



-Première chose, tu es le juge ultime de ton comportement, de tes émotions, de tes pensées (personne n'a à te dire ce qui est bien ou mal) : tu n'as pas besoin de donner des explications sur ta façon d'être ou tes actes.
Tu as le droit de changer d'avis, de faire des erreurs, d'être indépendant des autres, d'être illogique. Tu as le droit de dire "je ne sais pas", "je ne comprends pas", "ça ne m'intéresse pas", "non".

-Prend ton temps. Ca ne signifie pas "arrive en retard" mais vise large, tu seras moins stressé, tu profiteras plus, ce sera plus agréable pour tout le monde. Étrangement, plus on court pour faire milles choses, moins on a de temps.

-Ne pas se torturer l'esprit sur ce que les autres pensent de nos actions. Pas parce qu'on ne respecte pas ce qu'ils pensent, mais parce qu'on ne peut jamais savoir ce qui se passe dans la tête de quelqu'un. Il y a une infinité de possibilités (et on ne pourra jamais vérifier si on est tombé sur la bonne). Ne pas baser nos actions sur ce que quelqu'un pourrait être en train de penser. Si on la blesse, lui faire assez confiance pour considérer qu'elle nous préviendra qu'elle a été blessée.

-Faire confiance. La majorité des gens sont heureux de t'aider. A moins de vivre en ermite total, tu fais déjà confiance à ceux qui te fournissent l'eau, la nourriture, l'électricité, les routes, les bus, les bâtiments, les soins... Si des gens sont agressifs avec toi, c'est rarement car ils te veulent du mal mais souvent car ils sont préoccupés par autre chose.

-Ce qui est important, ce qui te définit, c'est ce que tu fais, pas ce que tu penses. Si tes idées de film ne quittent pas ton esprit, tu n'es pas cinéaste. Si tu es persuadé d'être bon pédagogue mais n'arrive pas à transmettre ton savoir, tu n'es pas un bon pédagogue (voir existentialisme).

-Tu dois connaitre tes compétences. C'est difficile de les trouver par soi-même. C'est en te confrontant au monde extérieur que tu pourras juger de ce que tu vaux. Ecouter ce qu'un proche pense de toi peut t'aider mais soit conscient qu'il ne s'agit que d'une information. Si tu veux savoir si tu es bon en quelque chose, passe un test.

-Connais également ton caractère, tes émotions, par exemple, dans telle circonstance, tu risques de réagir comme ci ou comme ça. Savoir identifier quand tu es fatigué, énervé, parano, surexcité... Savoir ce que ces états ont comme conséquences pour toi. Connaître ce que tu aimes ou détestes, dans quelles circonstances te sens-tu faible ou puissant...

-Il est possible de se dissocier de ses émotions (par exemple, ne pas se laisser aller à la colère dans certains contextes) ou de se laisser porter par elle. Apprendre à se dissocier mais aussi à s'y connecter pour être plus spontané. Pouvoir nommer l'émotion qu'on est en train de vivre.

-Quand plusieurs options s'offrent à nous, il est parfois tentant de ne pas choisir pour être ni gagnant, ni perdant ("peu importe, tout me convient"). Mieux vaut faire des choix clairs car, l'expérience de la vie aidant, on a de plus en plus des chances d'être gagnant lors de nos choix futurs.

-Sourire. C'est agréable pour les autres. Évidemment il y a des circonstances où ça peut être impoli, par exemple lorsque quelqu'un est dans l'embarras. De manière générale, avoir une attitude (intonation, posture) positive lorsqu'on communique avec quelqu'un car on ne s'exprime pas qu'avec les mots.

-Dire bonjour. C'est un effort pour beaucoup de monde de dire bonjour, toi aussi tu dois faire cet effort. C'est beaucoup moins grave de trop dire bonjour que pas assez. De manière générale, essaie d'être sociable.

-Respecter ce que disent les gens, savoir te taire et les laisser parler. Les personnes plus âgées, car elles ont souvent traversé les mêmes situations que toi ; les plus jeunes que toi, même si tu as l'impression de te reconnaitre en eux et qu'ils ne sont pas assez développés pour t'apprendre quelque chose. L'âge n'est pas indicateur de l'expérience.

-Savoir écouter sans conseiller, juger, consoler, interroger, justifier... simplement entendre l'émotion de l'autre derrière ce qu'il exprime. Si ce n'est pas clair (l'émotion est cachée), reformuler ce qu'il dit ("tu as ressenti telle ou telle chose ?"). On veut savoir ce qu'ils ont observé, ressenti, leurs besoins, leurs demandes.

-Parfois les gens donnent des informations sur eux sans qu'on leur ait demandé. Il est bien vu de donner nous aussi ce genre d'informations en retour. Si on a rien à dire, on peut aussi poser des questions sur ce qui vient d'être dit.

-Dialogue avec la personne et pas avec ton monologue intérieur : elle et toi. Pas elle, toi et tes pensées.

-Ne pas paresser. Ton corps va chercher la facilité et souvent préférer le repos au travail. C'est à toi de lutter à chaque instant. Néanmoins, comprends tes limites, trouve quel rythme te convient.

-Attention quand tu te compare avec les autres : ils sont doués en X mais peut être pas en Y comme toi. Ils aiment faire X donc ils y consacrent du temps et sont devenus meilleur, peut être que tu n'aimes pas cette activité mais qu'il y en a une autre pour toi. Tu te trouves banal par rapport à eux, alors qu'ils sont exceptionnels aux yeux de la société/cette personne que tu aimes = c'est de la jalousie, ne rentre pas là dedans.

-Faire attention à sa santé, bouger, manger équilibré et dans des quantités adaptées, car si on tombe malade, on ne peut plus assumer ses responsabilités.

-Utilise ton expérience pour éliminer les hypothèses ayant le moins de chance d'être vraies. Si le bus devant toi s'arrête, peut-être que c'est car il y a un zombie à l'intérieur, mais sans doute plus probablement car la circulation est bloquée ou qu'il est à un arrêt... Tu ne peux pas encombrer ton esprit de 10.000 hypothèses, et même si l'une d'entre elle était vrai, ça ne servirai à rien. Utilise de préférence TON expérience, pas celle d'un livre ou celle d'un collègue.

-Si tu as peur de faire quelque chose d'anodin (prendre le bus, commander un verre dans un bar...) il faut justement le faire pour te débarrasser de cette peur.

-Les autres ne nous doivent rien. Peu importe ce qu'on leur a donné ça n'appelle pas un remboursement, peu importe ce qu'ils ont promis ils peuvent revenir dessus. Apprendre à ne pas espérer pour ne pas être déçu.

-Apprend à être seul face à toi même. Il est important d'être social, mais réalise que tu seras toujours seul face à toi même, tes sentiments, tes pensées.

Hypocrisie, intégrité, respect de soi et d'autrui


Lors d'interactions avec autrui, il peut arriver qu'un participant domine en imposant son point de vue, son rythme, son humeur... Il peut s'appuyer sur les conventions sociales ("il FAUT faire ceci, c'est la NORME"), sur son expérience, sur son statut (client, patron, parent...), sur sa domination physique (peu contraindre le participant par la force), financière ou psychologique (séduction).

Je pense qu'une bonne interaction doit laisser aux deux participant l'occasion de s'exprimer.

Néanmoins :
-se rappeler que c'est un exercice à plusieurs donc faciliter la communication en s'adaptant à l'autre. Comme en danse, certaines personnes sont plus ou moins douées pour communiquer. S'adapter à elles, ce n'est pas de l'hypocrisie, ce n'est pas se soumettre, c'est permettre l'émergence d'une communication, agréable pour tous les participants. Dans le même ordre d'idée, éviter d'exprimer les mauvaises émotions n'est pas de l'hypocrisie mais une façon de rendre la conversation agréable. On peut exprimer des idées négatives, de la colère sans que cela ne vienne teinter notre communication.

Communiquer c'est une chose, être de mauvaise humeur, c'en est une autre. Les 2 sont souvent mélangé mais ce n'est pas une fatalité.

Raisons d'agir


On peut se sentir forcé de dire bonjour car ce sont les normes sociales, d'aider quelqu'un car c'est une personne proche dont on a peur qu'elle nous fasse des reproches...
Respecte ta nature humaine : tu es un animal social.
N'agit pas motivé par la peur. Il faut que tu agisses avec la motivation d'aider ta communauté (toi inclus). Si tu veux donner un compliment, un coup de main, un sourire, n'hésite pas. Néanmoins ne devient pas un larbin, tu dois t'aider toi même également. Il n'y a pas d'algo secret, il faut que tu utilises ton intelligence pour naviguer dans les situations de la vie.
Pas de méthode universelle magique pour avancer dans chaque situation de la vie, il y a toujours un moment où il faudra prendre des décisions..

Reste ouvert aux autres, comprend leur motivations mais que ça ne t'empêche pas de te mettre en colère (si tu le décides) ou d'exprimer ton désaccord.

Garde toujours en tête que tu veux donner le meilleur pour aider toi et ta communauté.

Tes convictions intérieures doivent s'aligner avec tes actions et tes mots (ne pas penser A et faire l'inverse). Éviter de mentir.

Dans ton cœur tu as parfois une notion innée du bien et du mal, sers-t'en de guide.

Reste conscient que parfois tu te mens à toi même quand tu décides d'agir : il peut y avoir une raison cachée à ton acte.

Emotions et communication



Il est parfois libérateur de pouvoir mettre des mots sur ses émotions ou celles des autres. Attention, une émotion ne doit pas être confondu avec des participes passés comme "abandonné" ou "manipulé".
Ce n'est pas une émotion qui est exprimé quand on dit "je suis manipulé", ça sous-entend que quelque chose nous manipule, préférer plutôt "je suis triste parce que quand tu me fais [telle chose] j'ai l'impression d'être manipulé".


Une liste d'émotions, tirées du très bon livre "Les mots sont des fenêtres" traitant de la communication NonViolente.


admiratif alerte amoureux amusé apaisé attendri attentif aux anges béat bien disposé bouleversé calme captivé charmé comblé confiant content curieux de bonne humeur décontracté délivré détendu ébahi ébloui égayé électrisé émerveillé émoustillé ému en effervescence en extase en harmonie avec… en sécurité enchanté encouragé enjoué enthousiaste étonné éveillé exalté excité fasciné fier frémissant (de joie, de surprise) gai heureux hilare inspiré intéressé intrigué joyeux léger libre mobilisé à… optimiste paisible passionné ragaillardi rassasié rassuré ravi reconnaissant régénéré regonflé réjoui remonté revigoré satisfait serein soulagé stimulé stupéfait submergé (de joie) sûr de soi surexcité surpris touché tranquille transporté de joie vibrant vivant vivifié


On peut être plein :

d’affection d’amour d’appréciation d’ardeur d’énergie d’entrain d’espoir de chaleur de compréhension de douceur de ferveur de gratitude de pétulance de tendresse de zèle


Ou d'humeur :

aventureuse câline enjouée espiègle exubérante insouciante pétillante


Pour les émotions négatives :

à bout abasourdi abattu accablé affligé agacé agité alarmé amer angoissé anxieux apeuré atterré attristé blessé bouleversé cafardeux chagriné choqué confus consterné contrarié coupable craintif crispé de mauvaise humeur débordé déconcerté découragé déçu défait dégoûté démoralisé démuni dépassé dépité déprimé dérouté désabusé désemparé désenchanté désespéré désolé désorienté déstabilisé détaché écoeuré effaré effrayé embarrassé ému en colère énervé ennuyé épuisé exaspéré excédé excité fâché fatigué fragile frustré furieux gêné glacé de peur haineux hésitant honteux horrifié horripilé impatient impuissant incommodé inquiet insatisfait instable intrigué irrité lassé lourd mal à l'aise mal assuré malheureux mécontent méfiant mélancolique navré nerveux paniqué pas intéressé peiné perplexe perturbé pessimiste piqué au vif piteux sceptique secoué sensible seul sidéré soucieux soupçonneux stupéfait sur le qui-vive surexcité surpris terrifié tourmenté transi tremblant triste troublé ulcéré vexé


D'humeur... :

chagrine massacrante sombre maussade morose


On peut éprouver des sentiments... :

d’agressivité d’appréhension d’aversion d’ennui de peur de pitié de rancoeur de ressentiment


Les actions justes


Quand un acte est-il bon, quand est-il mauvais ? Ce n'est pas une question simple.

-Tu dois éviter les actes qui vont amener à de la souffrance, à toi même ou aux autres. Tu dois te demander si tes actions mènent à la souffrance ou au contraire à l'apaisement, à l'élévation des autres. Encore une fois, c'est un choix que tu fais : tu sais que tu n'iras pas en enfer. Il est tout de même préférable de faire le bien autour de soi, construire un environnement positif, c'est profitable à tous.

-Evite de trop te laisser aller dans les plaisirs qui flattent ton côté animal (le sexe, la nourriture, la violence...). Avoir du plaisir en voyant quelqu'un souffrir n'aide pas à la la réduction de la souffrance. Au contraire, c'est la banaliser.

-Se faire plaisir aux yeux en regardant une jolie personne, est-ce une action qu'il convient de faire ou pas ? L'acte peut être aussi innocent que le plaisir de regarder un joli arbre sous le ciel bleu.
Le premier risque, c'est celui d'objectifier la personne, c'est à dire que tu la réduises à quelque chose de joli à regarder.
Le deuxième risque, c'est de te laisser entrainer dans tes pulsions, ce qui serait une faiblesse. Ainsi, consacrer beaucoup de ton temps à chercher une image d'arbre sous un ciel bleu ou une image érotique, c'est une action qu'il convient d'éviter. Vois si tu peux es capable de tenir plusieurs semaines sans te consacrer à un besoin.

Comme référence : http://www.accesstoinsight.org/tipitaka/mn/mn.061.than.html

Énervement


Une petit histoire : Bob marche dans la rue. Un homme crie sur une femme. Bob s'inquiète et demande des explications. La femme n'a pas de frein sur son vélo et lui a foncé dessus, donc, l'homme est énervé. Bob ne sait pas quoi pour qui prendre position. Il y a ici 2 problèmes : la femme doit mettre des freins ET l'homme ne doit pas l'agresser verbalement.

Problèmes


Quand on est confronté à un problème, mieux vaut mettre en œuvre une solution que de râler. La mise en oeuvre de la solution ne doit créer un problème plus important. Si un problème n'a pas de solution ou si la solution n'est pas proportionnelle au problème, ignorer le problème.

-Ne pas étaler ses problèmes aux personnes qui ne le demandent pas. Tout le monde a des problèmes, peut être que la personne en face de vous a un problème pire, mais qu'il ne veut pas le dire.

-Ne pas se plaindre. Il y a des choses plus constructives à faire.

-Ne pas condamner ou critiquer une personne. Vous n'avez pas tous les éléments pour juger et à sa place, vous auriez fait la même chose qu'elle.

Informations


L'échange d'informations est quelque chose d'essentiel. On est apprécié quand on sait *donner des informations justes et utiles*.

-*Rester humble* : même quand on est persuadé d'avoir raison, on peut se tromper. Theodore Roosevelt disait qu'il serait heureux d'avoir raison 75% du temps. Si on avait raison 55% du temps, il suffirait de jouer en bourse pour devenir riche.

-*Tenir ses promesses*. Faire une promesse, c'est donner une information (telle chose sera faite à telle date). *Ne pas dire que vous allez faire quelque chose si vous pensez que vous allez changer d'avis*. Ne pas faire beaucoup de promesses.

-Se rappeler du nom des gens. C'est une information importante pour la personne avec qui vous parlez. Si vous avez mauvaise mémoire, notez.

-Ne mens pas "pour rire" ou faire des exagérations. De manière générale, évite de diffuser des fausses informations. Pour éviter de mentir lorsque tu sais que la vérité va blesser, tu peux te taire ou bien insister sur un autre point dans ta réponse, par exemple remercier chaleureusement pour l'attention au lieu de dire qu'un repas ou un cadeau est bon alors que c'est faux.

La liberté



Un sentiment ?
-Liberté éprouvée lors de l'état de flow
-Liberté de travailler plus
-Liberté de travailler moins
-Liberté dans un monde virtuel alors que contraint dans le monde réel
-Liberté de création

Notion de but ?
-Entraves pour atteindre ce but, surpasser ces entraves
-But nécessaire ?

Illusion ?
-Illusion du libre arbitre.
-Conditionnement depuis la naissance.

Défini par la négation ?
-Quand on a pas de contraintes
-Contraintes physiques (impossible de voler)
-Contraintes futures (la liberté de manger n'importe quoi doit-elle être exercée si c'est pour devenir obèse)
-Contraintes interpersonnelles (liberté de se comporter comme on veut avec les gens mais contraintes si on les blesse).
-Contraintes morales (on pourrait jeter une pile dans la nature mais...)

Selon Freud (Malaise dans la civilisation), le bonheur est la satisfaction de nos pulsions et la société humaine les refrène ce qui entraine frustration ou rébellion.

Abbaye de Thélème : chacun y est libre de faire ce qu'il veut et comme ils sont tous parfaits ils se respectent, s'aiment, et tout se passe parfaitement bien.

Selon Rousseau: je fais ce que je veux avec ma force physique mais quelqu'un de plus fort limitera notre liberté alors que la loi limite ma liberté mais offre des garanties.

Podcast sur le sujet, il arrive à la conclusion que la loi est la condition de la liberté de Bob, mais Bob doit avoir son mot à dire pour l'élaboration de cette loi.


Faire le bien


Comment faire le bien sans se faire exploiter ?


C'est comme le reste, il faut trouver un équilibre (la voie du milieu).

Faire le bien ce n'est pas forcément tout accepter, parfois, on peut apporter plus à une personne en refusant de l'aider.

Ce b'est pas non plus s'oublier : lorsque quelqu'un veut blesser un insecte, on peut crier "Non, ne fait pas ça !", ça semble naturel et plein de compassion. Si quelqu'un veut nous blesser nous même, on devrait pouvoir de la même façon crier "Non, ne fait pas ça !".

L'acte de faire le bien n'est pas facile, parfois on a un peu honte, on a l'impression qu'on va déranger la personne qu'on aide, on a peur que les gens pensent qu'on veut se mettre en avant... Faire le bien demande donc parfois du courage.

Histoire d'un prince qui se donne à manger à un tigre affamé.
Générosité sans parasite.
Discussion sur se défendre/s'affirmer.

Accepter et souhaiter le bonheur


Aimer les gens comme ils sont, si on est pas compatible avec, partir. En cas de conflit essayer de trouver la résolution via une volonté d'amour. Par exemple, une personne qui en humilie une autre : essayer de trouver une solution avec de l'amour pour les 2 protagonistes. Bon c'est pas très clair désolé.

10 % d'importuns


Lorsqu'on se plaint du comportement "des gens", ça peut aider de se rappeler que la majorité sont des bonnes personnes. Par exemple, toutes les personnes ne laissent pas leurs détritus par terre, juste une petite minorité visible.

Imaginer qu'il y a 10% d'importuns. Ces 10% changent selon le lieu, le moment. Tu peux faire parti des 10% pour quelqu'un mais pas pour un autre.

10% d'importuns qui seront toujours là. Penser plutôt aux 90% restant.

Haine de l'autre



On hait parfois quelqu'un car on retrouve certaines de nos caractéristiques les plus détestées chez lui : le voir agir nous rappelle nos propres défauts et cela nous énerve.

Il y a aussi des cas où le comportement d'une personne qui nous fait du mal est tellement incompréhensible qu'on la déteste. Il nous est révulsif, impossible de se mettre à sa place.

Confucius


Une traduction gratuite.

-Si tes paroles t’attirent peu de blâme et tes actions peu de repentir, les appointements viendront d’eux-mêmes.

-Faire régner la vertu dans sa famille par son exemple, c’est aussi gouverner. Il faut devenir meilleur pour rendre le monde meilleur.

-« Je ne sais à quoi peut être bon un homme qui manque de sincérité. Comment employer un char à bœufs sans joug, ou une petite voiture sans attelage ? » Insistance à plusieurs reprises sur l'importance de la droiture et de la sincérité (parole juste).

-Celui-là manque de courage, qui néglige de faire une chose qu’il sait être juste. Faire la bonne chose demande parfois du courage.

-« Ien P’ing tchoung¹ est admirable dans ses relations avec ses amis ; leur intimité eût-elle duré depuis longtemps, il les traite toujours avec respect. » Quand on est ami depuis longtemps avec quelqu'un, on fait parfois la faute d'oublier d'être respectueux avec lui.

Bouddhisme


Siddhartha Gautama


Au 6e siècle avant JC, Siddhartha Gautama quitte le domicile familial à 29 ans, part vivre une vie d'ascète, puis, cette vie ne le satisfaisant pas se met à parcourir son propre chemin et atteint l'éveil à 35 ans assis sous un arbre.
On le désigne également par "Shākyamuni" ou "Bouddha" (l'éveillé).

Il encourage ses disciples à être leur "propre refuge", il encourage à la liberté de penser et de parcourir le chemin seul (les Tathagata montrent juste le chemin).

Divers


Être son propre refuge, ne pas avoir une foi aveugle, semble contradictoire avec le fait que les disciples répètent régulièrement qu'ils doivent "prendre refuge dans le bouddha, le dharma et la sangha"). C'est relevé dans le livre de Walpola Rahula "L'enseignement du bouddha" (vers 15%).

Les 5 empêchements à la compréhension de la vérité/à la pratique de la méditation zazen :
-la convoitise sensuelle, le désir pour le plaisir des sens
-la malveillance, la haine,
-la torpeur physique/mentale/la langueur, la paresse
-l'inquiétude, le tracas, les remords, l'agitation.
-le doute, dans le sens où pour avancer il faut du solide. Cela ne signifie pas qu'il faut avoir une foi aveugle.
Plus d'info

Les racines du mal sont l'ignorance et les vues fausses.



Zazen


Les règles


"Faire gassho" (合掌) signifie joindre les mains comme une prière, tous les doigts collés, le haut des doigts à hauteur du nez, les coudes écartés du corps.

-Entrer dans le dojo du pied gauche, s'incliner.
-S'incliner face au mur, puis dos à lui, avant de pratiquer Zazen.
-S'asseoir en lotus ou demi-lotus, trouver une position stable et confortable, les deux genous au sol.
-Faire gassho une fois assis.
-Poser les mains devant le ventre, paumes vers le ciel (main gauche sur main droite), les petits doigts touchant le bas ventre.
-Dresser la colonne vertébrale, en poussant le haut du crâne vers le haut.
-Laisser les pensées venir et les faire disparaitre à chaque expiration. Se concentrer sur la respiration, la posture. Ne pas entretenir les pensées.
-Lorsque la cloche retentit, faire gassho, sortir du dojo du pied droit.

Pratique importée en France par Taisen Deshimaru dans les années 1967 : il méditait au fond d'une boutique puis des gens sont venus lui demander de leur apprendre.

Citation de Taisen Deshimaru :
"Vous cherchez l’illumination, façon feu d’artifice ou son et lumière au château de Versailles. Vous rêvez au nirvana béat et absolu. Vous ne parlez que d’atteindre le satori [éveil] comme si c’était une porte à franchir pour que tous les problèmes soient réglés à jamais. Mais si vous y prenez garde, vous pourrez vous rendre compte que l’on a des satoris quotidiens : de petits satoris [mimés avec un espace entre le pouce et l’index], de grands satoris [il écarte les bras grands ouverts] ; en effet, tous les jours, à la suite d’une phrase entendue, d’une chose vue, d’un sourire, d’un événement particulier, vous passez par des prises de conscience : ce sont là des satoris."

Libre arbitre


Tout est lié à une cause. Ce déterminisme ne doit pas nous rendre apathique et penser que nos actions n'ont pas de sens, car on fait *nous même* partie de ce système de causes et de conséquences.

Nous évoluons grâce à nos actions. Que nos actions soient basées sur des causes, c'est normal.


C'est l'inverse qui serait terrible :
"Mesdames messieurs bonjours, des chercheurs on découvert que chaque décision que vous prenez est totalement due au hasard, pas du tout lié à votre vécu, vos réflexions, vos expériences."

Concernant le libre arbitre, il faudrait plutôt parler du "libre arbitre d'une personne". Car le libre arbitre, c'est la capacité d'une personne à prendre des décisions. Une personne est définie dans la vie courante selon son physique, ses souvenirs, ses réactions émotionnelles/inconscientes... Si on effaçait l'esprit de Bill et qu'on lui donnait l'apparence physique de Bob+ses souvenirs+ses réactions émotionnelles/inconscientes, Bill deviendrait Bob aux yeux de tous.
Si on avait vécu exactement la même chose que son voisin depuis sa conception, on prendrait les mêmes décisions que lui.

Donc, la chose qui décide, c'est un agrégat physique/mental, un corps, une expérience... il prend une décision selon son vécu. C'est là qu'est "le libre arbitre". Pas un concept abstrait, mais lié à une personne.

Sommes-nous uniquement nos souvenirs et notre apparence physique ? Je pense que non, nous sommes une conscience. Mais cette conscience ne décide pas : elle "est".

Tu fais partie de l'univers et tu effectues des actions selon les réactions de ton corps, comme un nuage dont les réactions laissent tomber de la pluie.

La valeur donnée à la pluie dépend des gens. Ont-ils soif ou au contraire les rivières sont-elles prêtes à déborder... Sont-ils amoureux du bruit des gouttes ou au contraire cherchent-ils le calme...

Doude dirait sans doute : c'est la souffrance qui guide donc la valeur que les gens donnent à la pluie.

Comme la goutte sur une fenêtre qui coule à gauche plutôt qu'à droite, c'est toi qui attribue de l'importance à gauche ou à droite. La goutte s'oriente selon le relief du verre, nous nous orientons selon les processus physiologiques de notre corps. C'est là qu'est notre libre arbitre, à notre échelle humain, dans ces processus physiologiques.

Qui suis-je ?


Quelqu'un m'a parlé d'un trou noir au centre de la galaxie, d'atomes et de molécules, je ne sais pas si c'est vrai. Je ne sais même pas si quelqu'un m'a parlé de tout ça, ou si j'ai imaginé que quelqu'un m'en a parlé. Mes pensées, mes actions, mes opinions sur le monde sont basées sur ma mémoire faillible.

Je ne sais pas non plus ce que je vois, ce que je touche ou ce que je sens : peut être n'est-ce qu'une illusion.

La méditation m'a fait prendre conscience que je ne suis pas ce que je pense.

Pourtant, il y a quelque chose au fond de moi, et je pense que c'est la conscience.

Et cette conscience est dans un corps, qui exprime ses besoins. Cette conscience est connectée à une mémoire et des pensées, qui façonnent le monde qu'on voit. Et tous les jours, nous agissons selon notre mémoire, nos pensées et notre corps, car nous n'avons pas d'autre raisons d'agir.

En méditant, on peut stopper le corps, les pensées et la mémoire de venir embêter notre conscience comme ils le font d'habitude. Et alors, nous voyons toutes les illusions qui formaient le "moi".

Qui suis-je ? Ce corps qui crie ses besoins, cette mémoire qui impose un cadre, ces pensées qui déroulent leurs narrations sans fin à ma conscience : ils font partie de moi.

Ma jambe fait partie de moi mais je ne suis pas ma jambe.
Mon corps, ma mémoire et mes pensées font partie de moi, mais je ne suis pas eux.

Le sens de la vie



Un objectif ?


Par "le sens", entend-on "un objectif" ? La question est-elle "quel est l'objectif que l'on m'a donné sur cette terre" ? Elle suppose un supérieur (dieu, un maitre) qui nous ordonnerait quelque chose. Si cet objectif nous semble absent, tant mieux, c'est qu'on est libre.

Est-ce que c'est un objectif dont on a pas conscience ? Quelque chose qu'on ferait naturellement peut être même malgré nous (se reproduire, consommer de l'oxygène, servir aux microorganismes) ? Là on s'éloigne de la question qui est souvent posée, qui se traduit souvent en "comment puis-je utiliser à meilleur escient le temps dont je dispose".

Laisser une trace éternelle


Quelque chose n'a-t-il de sens ou d'importance que parce qu'il est éternel ?

Rien n'est éternel


Une fleur fane, une étoile s'éteint. Donc rien n'a de sens ni d'importance ? Ca paraitrait bizarre d'avoir des mots comme "sens" ou "importance" ne désignant rien. Peut être pour déterminer ce qui est important/a du sens peut-on partir de ce qui nous semble, dans notre coeur, important, et déduire la définition à partir de là ?

Tout est éternel


Qu'est-ce que l'éternité ? Toute chose entrainant une conséquence, tout n'est-il pas éternel ? La fleur qui est née puis a fané s'est transformée et servira d'engrais. Une étoile qui explose a des conséquences éternelles sur son environnement. La vie d'une personne influence le monde, même de façon minuscule.
Donc étant donnée que tout entre dans ce cycle de causes/conséquences (et de plus, un objet comme une fleur ou un humaine est en réalité en permanence en changement), peut être que tout est éternel.

Divertissement


Selon Pascal on se distrait pour essayer d'oublier notre condition mortelle qui nous terrifie. Il considère même le travail comme un divertissement, dans le sens où on donne de l'importance à des choses qui n'en ont pas face à la réalité de notre temps limité.
Pour moi c'est faux d'une part car cette peur de la mort n'est pas partagée par tous et d'autre part car le temps limité n'est pas un problème ou n'existe pas (car le temps est une chaine de cause et de conséquence).
Peut être que l'être humain aime simplement s'occuper l'esprit car c'est un avantage évolutif. On aime résoudre des problèmes, on aime sociabiliser, on aime manger et boire car on tient ça de nos ancêtres (les moins curieux/moins sociaux/cherchant moins l'eau et la nourriture ne se sont pas reproduits).

Se consacrer à l'autre


Pourquoi un autre serait-il forcément plus important que nous même ? C'est un être vivant comme nous. Si un jeune homme se tue en poussant une vieille dame prête à se faire écraser, peut être que la vieille dame lui reprocherait.
Si un jeune homme se tue en sauvant un bébé cela parait mieux car l'enfant aurait peut être davantage de temps à vivre, mais au fond on ne sait pas si c'est le cas (peut être le bébé est-il malade) et est-ce si important ?
Si un jeune homme se tue en sauvant un autre jeune homme du même âge, de la même condition physique et intellectuelle, est-ce forcément bien ?

Se consacrer aux autres


Se tuer pour sauver plusieurs autres personnes, est-ce un bon sacrifice ?
Tout dépend de ce qui nous semble important, je pense qu'il n'y a pas de critère objectifs.

La philosophie de l'utilitarisme offre de résoudre ce genre de question en se basant sur le total de souffrance.
Néanmoins elle ne permet pas de trancher si simplement et plusieurs conclusions peuvent être tirés
-Analyse simple : mieux vaut une seule personne de morte que 10, car la souffrance est moins grande.
-Analyse qualitative : mieux vaut 10 personnes mortes qu'une seule, car il s'agit d'une célébrité dont.
-Analyse prédictive : mieux vaut 10 personnes mortes qu'une seule, car les 10 personnes en question prévoyaient de faire du mal.
-Analyse quantitative : mieux vaut 10 personnes mortes sans souffrance qu'une seule avec souffrance.

Voir le texte "Ceux qui partent d'Omelas" sur le sujet de l'utilitarisme (le bonheur de millier vaut-il la souffrance d'un seul).


CEPC


Corps, Emotions, Pensée, Conscience.

On peut lever un bras en réfléchissant ("je vais lever un bras") ce qui va envoyer un signal au corps, ou bien suite à une émotion (signal au corps également), ou bien automatiquement (le corps travaille seul, reflexe).

Notre corps peut marcher, danser, travailler sans qu'on ait besoin d'y réfléchir. Il y a une phase où on réfléhit, puis des automatismes corporels naissent.

On peut déplacer notre attention d'un côté ou de l'autre : laisser le corps travailler tout seul, laisser les émotiins nous guider, se noyer dans nos pensés ou prendre du recul sur tout ça en tant que conscience.
Pour moi le sweet spot est juste entre la pensée et la conscience : pouvoir réfléchir tout n'oubliant pas que je suis une conscience... Comme pour l'océan des émotions où on se retire dans les profondeurs il y a un océan de pensé vis à vis duquel on peut prendre du recul car... Nous ne sommes pas ce que nous pensons.


Pleine conscience de l'instant présent



Dans notre vie quotidienne, rien n'est éternel, un court et unique instant peut être précieux voire inestimable.
Aussi, il faut profiter au maximum de chaque bon instant et se rappeler que les mauvais instants sont temporaires. Avoir pleine conscience de l'instant présent, car il ne sera là qu'une seule fois. Puis se rendre compte que l'instant est passé.

Quand on est dans la souffrance je trouve que ça aide bien de se rappeler que rien n'est permanent, pas même cette souffrance.
Et se rappeler que rien n'est permanent pendant un évènement heureux aide à mieux l'apprécier.

Penser à son plaisir et se dire que tout est temporaire risque de générer du je-m'en-foutisme ou de l'égoïsme. C'est une voie possible, que je déconseille. Pour avoir une vie heureuse, mieux vaut faire le bien autour de soi en essayant de se mettre à la place de l'autre. Il faut faire attention à nos actions car un instant en engendre un autre, nos actions peuvent avoir des conséquences (elles mêmes temporaires).

Que les conséquences de nos actions soient temporaires ne doit pas nous encourager à faire le mal. Pour bien vivre, mieux vaut faire le bien, d'autant plus si nous sommes en état de pleine conscience, ce qui nous permet de faire le bien à chaque instant autant que faire se peut.

Essayer d'être dans l'instant présent force à se concentrer, dans un sens c'est apporter plus de respect à nos actions.

Intentions



Tes intentions sont importantes dans les actes que tu fais. Un même acte sera transformé par une intention différente.

Offrir un cadeau :
-pour se faire pardonner / pour obtenir quelque chose en échange / pour faire du bien à l'autre / par admiration pour l'autre / pour rendre jaloux quelqu'un / pour rabaisser l'autre...

S'écarter du chemin d'un homme :
-car il nous fait peur / car il est âgé et qu'on veut lui laisser la priorité / car il nous dégoûte.

Tenir la main de son conjoint :
-car on est amoureux / pour qu'il marche plus vite / parce que ça nous rassure / pour pouvoir marcher à son rythme.

Encore une fois on ne peut pas connaitre les intentions des autres et vice-versa. Et encore une fois ce sont les actions qui comptent.

Néanmoins :
-c'est important pour notre vie intérieure d'avoir conscience de nos intentions. Attention à ne pas se mentir à soi même en se prêtant des bonnes intentions pour faire de mauvaises actions.
-très souvent l'intention se reflète dans l'action.

L'amour vrai


Voir "limerence".

-Notre amour n'est pas conditionné par quelque chose chez l'autre.
-Souhaiter son bonheur.
-Ne pas chercher à le contrôler, attention la frontière est mince avec la protection qu'on veut lui donner.
-Etre capable de se sacrifier pour lui sans pour autant devenir son esclave.
-Inconditionnel par contre pas forcément éternel.

Raisons d'être en couple



A consulter avant de se mettre avec quelqu'un :

A1. Pour le plaisir des sens (on aime sa beauté, son parfum, sa voix...)
A2. Parce qu'on apprécie sa présence (on se sent bien avec, même sans parler)
A3. Pour le plaisir de sa conversation
A4. Pour sa façon d'être quand on est tous les deux
A5. Pour sa façon d'être en public
A6. Parce qu'elle nous fait rire
A7. Par le goût de découvrir une nouvelle expérience
A8. Pour avoir une personne avec qui partager ses passions (danse, musique, jeux...)

B1. Pour se flatter l'ego
B2. Par défaut, parce qu'on pense qu'on pourra pas avoir mieux

C1. Pour rentrer dans le moule imposé par la société
C2. Par pression familiale
C3. Parce qu'on a fait un pari avec quelqu'un
C4. Pour provoquer une réaction chez quelqu'un d'autre
C5. Pour se vanter auprès de ses amis

D1. Par défi
D2. Pour qu'elle nous motive à avancer dans la vie
D3. Pour se consoler après une rupture
D4. Parce qu'on ne veut pas être seul
D5. Parce qu'elle s'intéresse à nous
D6. Pour partager la vie quotidienne

E1. Pour combler ses désirs sexuels
E2. Pour satisfaire des besoins physiques (massages, calins, bisous...)
E3. Pour des raisons matérielles (argent, logement, assistanat...)
E4. Pour profiter de son statut
E5. Pour s'entraîner pour la "bonne" personne
E6. Pour entrer dans un rapport de force avec quelqu'un (domination, soumission, conflit...)

F1. Pour faire des enfants
F2. Pour construire une vie avec un partenaire
F3. Pour élever des enfants

G1. Pour lui faire du bien
G2. Parce qu'on veut l'aider
G3. Parce qu'elle nous rappelle notre ex (on a l'impression d'avoir une 2e chance)
G4. Pour surmonter quelque chose.
G5. Parce qu'on veut qu'elle nous apporte des mauvaises choses (autodestruction)

Raisons de l'acte sexuel



A1. Ressentir un amour profond pour l'autre qui se sublime en désir et acte charnel où on est pleinement dans l'instant présent.

B1. Trouver l'autre tellement mentalement beau/belle qu'on s'embrase de désir.
B2. Trouver l'autre tellement physiquement beau/belle qu'on s'embrase de désir.

C1. Vouloir donner du plaisir à l'autre.

D1. Penser à la personne actuelle mais en la projetant dans le passé/le futur (ya 10 ans, quand elle était sympa...).
D2. Penser à quelqu'un d'autre.
D3. En se mettant à la place du partenaire (on imagine qu'on est dans son corps).

E1. Envie de fourrer/se faire fourrer/frotter ses parties/calmer une démangeaison.

F1. Acte mécanique, pilote automatique.

G1. Car on cherche à obtenir quelque chose de l'autre.
G2. Car on cherche à se rassurer sur nous même (par ex compenser faible estime de soi).

H1. Pour le plaisir d'être dominé.
H2. Pour le plaisir d'être humilié.
H3. Pour le plaisir de laisser l'autre nous contrôler.

I1. Considérer l'autre comme un morceau de viande qu'on veut défoncer.
I2. Dégrader l'autre.
I3. Considérer l'autre comme sa chose, que l'on peut modeler et transformer selon ses propres désirs.

J1. Recherche de la performance (durée, position, etc).

K1. Pulsion naturelle et primordiale (la force de la Nature avec un grand N).

Economie


La main invisible, l'équilibre du marché, l'état qui ne devrait s'occuper que des fonctions régaliennes (armée, police, justice) sont des théories d'Adam Smith reprise régulièrement. Problème : si on fait fonctionner la société sans protection sociale, en estimant que la loi de l'offre et la demande donnera un juste prix aux choses, qu'est-ce qui nous dit que l'équilibre auquel on arrivera donnera aux citoyens les moyens de vivre ?

Homme émotionnel



Je pense comme Dale Carnegie que l'homme est une créature émotionnelle. A mon avis, à la toute base nos actions naissent d'émotions puis sont effectuées avec notre capacité de raisonnement logique. La durée de cette partie logique variant dans le temps.
Les émotions naissant elles-mêmes d'une sorte de pensée sauvage, c'est à dire d'association confuse entre plusieurs éléments (par exemple vert=gentil, clochette=nourriture)... Bref, l'homme n'est pas, à la base, logique/scientifique/raisonné.

C'est à dire, par exemple :

0)(inconscient)Etant enfant, on a toujours eu une étagère au coin du mur. Ca parait normal.
1)L'émotion donne l'impulsion (le but ?) de construire une étagère. On est motivé !
2)La logique nous aide à atteindre ce but, quels outils prendre, comme assembler les éléments etc.

La durée entre 1 et 2 a été très courte. Elle peut être très longue, durer toute une vie, s'imbriquer avec la logique ?

Inconscient : Je veux vivre !
Emotion : Je suis motivé.
Logique : Il faut du fric donc un emploi.

Inconscient : On refuse cette offre d'emploi car on suppose qu'il y a des méchantes personnes dedans.
Emotion : j'ai peur de faire ce boulot !
Logique : trouve des justifications logique pour pas le faire.

Inconscient : ce boulot ci ira.
Emotion : Je veux faire ce boulot.
Logique : Je ne réfléchis pas, je vais au travail c'est logique pour avoir du fric.

Autrement dit, on peut peut être surmonter notre peur de faire quelque chose en se mettant en mode "logique"...?
Par exemple, si on a peur d'aborder une fille, il faut faire en sorte qu'on soit poussé par l'impulsion logique et pas l'impulsion émotion : "je veux faire quelque chose, donc je dois aborder cette fille".

Inductions



Je viens de lire SIVA de Philip K.Dick, un roman de science fiction dans lequel le personnage principal vit des phénomènes paranormaux qu'il tente d'expliquer. Malheureusement, par définition, les phénomènes sont inexplicables par des méthodes normales et ce personnage tombe alors dans la folie.

Quand j'étais petit, j'avais aussi parfois l'impression de vivre dans un film/que la marche du monde était basé sur ma vie/qu'il y avait un complot. Mais comment pourrais-je percer le complot à jour ? Qui me dit que ce n'est pas un faux complot pour m'amener à certaines conclusions pour dissimuler le vrai ?
Tenter d'expliquer un complot, c'est partir des conséquences (le monde semble organisé par rapport à ma vie) pour déterminer les causes, et non pas des causes aux conséquences. On appelle ça de l'induction.

L'induction, c'est l'inverse de la déduction. C'est ce que fait Sherlock Holmes : l'assassin est passé par la fenêtre, il pleuvait, le valet a des traces de boue sur les chaussures donc [il SUPPOSE que] le valet est coupable. Notez le SUPPOSE. Il est très important pour distinguer le "donc" de la déduction et le "donc" de l'induction. Non, pas de Holmes ne déduit pas, il induit. Si le valet a des traces de boue sur les chaussures, on ne peut pas déduire que c'est lui le coupable. On peut déduire que les chaussures sont couvertes de traces boue. Voilà.. Après, on peut INDUIRE que c'est le valet le coupable.

Les êtres vivants ne peuvent s'empêcher de faire des inductions. Par exemple, un chien pourra induire ainsi : mon maitre prend la laisse donc il va me faire sortir. Induction. Subtil, hein ?
Quelqu'un éternue donc il est enrhumé. Il sourit en me parlant donc il se fiche de moi. Il crie donc il est en colère. Il court dans la rue donc il est pressé.

C'est évidemment très utile, mais ça peut déraper très vite :
Il porte des chaussures pointues donc c'est un con de bourge. J'ai trouvé un point noir dans mon yahourt, donc quelqu'un a voulu m'empoisonner. Panne de PC quand je dois absolument taper un rapport, le cybercafé fermé, les potes absents, la biblio fermée exceptionnellement donc les forces de l'univers sont dirigées contre moi.


En voila un bon :
Bob tente de prouver qu'il peut lire dans les pensés de Carla en devinant une image qu'elle regarde tout en se situant à 10 km d'elle. Sur 100 essais, Bob ne se trompe pas une seule fois. Que peut-on en déduire ? Que Bob peut lire dans les pensés de Carla ? NON.
Il y a une infinité de raisons qui auraient pu faire que Bob réussisse les 100 essais. Un système de triche. L'intervention d'extraterrestres ou de dieu. Le fait que Bob vienne du futur et qu'il connaisse l'ordre de diffusion des images en avance. Le hasard.

Ne pas oublier de rajouter "Je suppose que", et se rappeler qu'on ne peut pas avoir la vérité avec des inductions.
Utiliser le rasoir d'Ockham pour trouver la vérité.

Échec en première année universitaire



Dans les universités de France, à peine un étudiant sur deux passe en seconde année. C'est évidemment très variable selon les disciplines. On va voir pourquoi ce n'est pas un problème, mais une solution.


J'en parlais avec un ami pour qui c'est la faute de ces feignants d'étudiants et pour qui il faudrait :

1) augmenter les droits d'inscription, pour que les élèves prennent les cours au sérieux.

Je ne comprends pas vraiment l'argument. Tout ce que ça va faire, c'est faciliter l'accès à l'éducation aux élèves les plus riches. Et donc ? Est-ce que c'est parce qu'on est plus riche qu'on est plus sérieux ?


2) mettre un examen à l'entrée, pour filtrer les bons élèves des mauvais en les évaluant.

Les évaluant sur quelle base, puisqu'ils n'ont pas eu de cours universitaire ? Sur leurs cours d'avant, bien entendu, c'est à dire sur les cours du lycée. Cet examen existe déjà, c'est le bac.


La deuxième idée n'est pourtant pas mal. L'idéal, ce serait de donner quelques cours, disons, pendant quelques mois, puis faire une évaluation et éliminer les mauvais éléments.


C'est exactement à ça que sert la première année de fac.

Déprime / suicide


Déprime



Un petit coup de déprime ?

Dites vous que c'est vous qui créez cette émotion. C'est vous qui vous vrillez le cœur à retourner sans cesse la chose dans votre tête. Ca vous coupe toute envie, c'est tellement facile de se laisser aller à cette sensation.

Pour en sortir, concentrez-vous sur ce que vous faites actuellement. Par exemple, si vous êtes en train de marcher, focalisez toute votre attention sur la promenade, chaque pas, chaque lieu traversé, chaque objet rencontré.

Si la déprime est légère, ça peut suffire.

C'est con, mais le seul moyen de se débarrasser de cette envie de ne rien faire.... c'est justement de se bouger le cul et de faire quelque chose.

Un autre exemple ?
Le seul moyen de résoudre l'absence de motivation à faire le ménage c'est... de se lancer et de faire le ménage. Le premier pas est le plus dur. Allez juste prendre le balai. Ouvrez juste votre livre de cours. Mettez juste vos affaire de sport. Une fois que vous avez fait ce premier pas, le reste viendra plus facilement.

Suicide



Pourquoi vous voulez vous suicider tout de suite ? C'est un choix important. Laissez vous quelques jours pour réfléchir. Vous verrez, il y a de fortes chances qu'à un moment donné, vous vous trouverez stupide d'avoir songé au suicide.

Quelle société idéale ?



Le problème... Respecter l'être humain, c'est à la fois respecter sa nature et à la fois respecter ses choix (qui lui permettent de ne pas se respecter lui-même).

Donc on tourne un peu en rond.

Une personne qui vend ses organes = oui, on respecte sa décision de vendre ses organes.

Une personne qui achète des organes = non, elle ne respecte pas la dignité de l'être humain car elle considère le corps humain comme une marchandise.



Je pense qu'il faut une société qui protège les personnes tout en permettant à chacun de se développer individuellement.

Protéger les personnes :
-On cherche éviter la souffrance.
-Donner le minimum vital, un toit, de la nourriture, des soins, la sécurité et les moyens de se réinsérer dans la société si la personne le souhaite.
-Les maladies mentales sont celles qui font souffrir la personne ou l'empêchent de fonctionner au sein de la société alors qu'il le voudrait.

Une personne qui veut se suicider = si elle veut se suicider, elle est en souffrance, on doit donc essayer par tous les moyens de la libérer de cette souffrance tout en protégeant sa vie.

Une personne qui veut arrêter de prendre ses médicaments = ok, respecter son choix.

Une personne dont le jugement est altéré qui refuse de prendre ses médicaments = pas ok. Reste à définir "jugement est altéré", peut être par le même moyen que l'on défini actuellement les mises sous curatelle ?7

Acheter la chair, le sang, le fait de porter un enfant = non, c'est mettre la personne en situation de souffrance.

Acheter les créations d'un menuisier, le temps de travail d'un plombier, une chanson = pour moi oui, le travail émancipe et est source de bonheur, l'être humain fonctionne comme ça, il n'y a pas de problème à rémunérer ça.

Richesse



La richesse, c'est quand on peut vivre dans un logement décent, manger de la nourriture de qualité, être traité pour toutes les maladies courantes, s'habiller correctement, sociabiliser, être formé et que avoir du temps libre.

Si vous dormez dans la même pièce que votre cuisine, que vous reposez un aliment en supermarché car trop cher, que vous gardez vos chaussures trouées car quand même c'est un investissement, qu'un rencard au resto vous donne des sueurs froide ben pour moi c'est un signe de pauvreté (ou radinerie).

Attention avec augmentation des revenus on a augmentation des dépenses (lifestyle creep), les critères bougent : la définition d'un logement décent change -> un toit qui fuit pas -> un quartier pas craignos -> plusieurs pièces -> un jardin -> un beau quartier -> une pièce "pour les invités" -> un grand jardin...

Des vêtements pas troués -> des costards Jules -> des vrais costume.

Un petit resto -> un beau resto
Etc.

En fait quand on se dit que machin est riche car il est mieux habillé/logé/etc, il galère peut être autant que nous à son niveau social.
Et c'est pas parce qu'on gagne plus qu'on va forcément épargner plus -> on galère pareil à maintenir le niveau de vie de sa classe.

En outre avoir des évènement comme un accident/un proche malade/un gosse peut faire retomber dans la pauvreté. Le logement devient alors trop petit, le temps libre disparaît, les fringues c'est pour lui etc.

Egalité des chances



Pourquoi Bob a davantage de privilège que Bill ? Est-ce uniquement par chance ?

Ce serait effectivement "par hasard", si on naissait du néant et qu'on était téléporté bébé aléatoirement sur un point de la planète. Mais Bob viens d'une longue chaîne de personnes qui ont souvent essayé de donner la meilleure vie possible à leurs descendants. Du point de vue de parents le confort de leur enfant n'est pas du hasard mais le fruit de leur travail. Pourquoi le père de Bob a-t-il choisi de payer des tuteurs privés à son fils plutôt qu'à Bill ?

Contre argument : une famille a en général peu d'influence sur sa situation personnelle.

Divers



You can almost paint with anything, all you have to do is pratice. (Bob Ross) "Il faut juste pratiquer pour arriver à quelque chose, ce n'est pas dur !"

Si je pouvais contrôler les désirs de ma femme, ce serait très facile de la rendre heureuse. Mais je ne peux pas, et je dois donc me soumettre à ses désirs.

"On se fait traiter comme on laisse les autres nous traiter." Au lieu de se plaindre d'être mal traité par quelqu'un, ne pas se laisser faire.

Quand on présente quelque chose, les gens s'attardent souvent sur des petits détails, même si on leur prévient de les ignorer. Faire attention aux détails. On a souvent une seule chance d'émerveiller les gens : quand on leur présente quelque chose pour la première fois. Ne pas hésiter à attendre avant de présenter son travail à un client.

On a moins de critiques négatives sur son travail quand une personne est en face à face, par exemple en convention, ou alors quand c'est une connaissance. Quand on voit quelqu'un s'émerveiller de ce que l'on fait, prendre ça avec du recul : peut être qu'il s'émerveille que nous (la personne qu'il connait) puisse faire des choses pareilles.

Etapes de "conscience" : http://waitbutwhy.com/2014/10/religion-for-the-nonreligious.html

Stoicisme : https://fr.wikisource.org/wiki/Manuel_d%E2%80%99%C3%89pict%C3%A8te_(trad._Thurot)

Mâle Alpha :
-ne pas confondre avec "la personne la plus virile".
-plutôt qu'un individualiste fort physiquement, désigne la personne qui protège des conflits internes/externes, console, renforce le groupe. Il peut donc s'agir d'une personne faible physiquement mais capable d'apporter du réconfort à beaucoup de monde (Gandhi, Jésus).
-une personne dominant un groupe ne dominera pas forcément dans un autre. Un très bon Karatéka sera peut être mâle alpha sur les tatamis mais pas du tout si on l'invite dans un groupe de jeux de société ou un groupe d'alpinistes.

Instinct


Les animaux ont des instincts : remonter la rivière, construire un nid, se déplacer en zigzag, chasser... Les êtres humains ont également cela (peur instinctive des araignées et des serpents par exemple).
On a du plaisir en suivant notre instinct, et lorsqu'on est plus dans l'environnement correct ils continuent de s'exprimer mais différemment : le chat qui chasse le pointeur laser, l'être humain qui veut amasser des ressources, la loutre apprivoisée qui veut se construire un nid avec des rubans.

Exemple :
-on est attiré par les choses qui brillent comme de l'eau (pierre précieuse...) car les humains qui été cablés de la sorte avaient plus de chances de survivre.
-ramper vers un sein.
-plaisir d'organiser les concepts logiquement.



Textes moraux


La liane


Se promenant dans la nature, un homme rencontre soudain un tigre. Il fuit, l'animal sur ses talons, jusqu'à être bloqué par un précipice ! Saisissant une liane providentielle, il a le temps de descendre et de se mettre à l'abri du fauve rugissant au dessus de lui. Hélas, juste en dessous de lui tourne un autre tigre, prêt à le dévorer.
C'est alors que deux petites souris, une noire et une blanche, commencèrent à grignoter petit à petit la vigne...

L'homme avisa alors une appétissante fraise qui poussait juste à côté de lui. Il lâcha une main pour la saisir. Qu'est-ce qu'elle était bonne !


Porno



-L'industrie est majoritairement nocive aux acteurs/actrices.
-Avec l'habitude le plaisir baisse et peut pousser à chercher des scènes de plus en plus extrêmes.
-Déformation de la perception de l'autre dans la vie réelle.
-En majorité des scènes objectivantes/violentes/humiliantes, pas sain de prendre du plaisir devant la souffrance ou l'humiliation des autres.


Des liens concernant la consommation de porno.
-Les consommateurs de pornographie réagissent moins au stimuli sexuels que les autres ; Autre point de vue sur le sujet.
-Des stars du porno racontent l'horreur de leur métier.
-Effets sur les pré-ados
-Quitting porn and masturbation changed my life