Editer Pensées



(Des idées qui me viennent en vrac, aucun rapport avec le Japon, si vous êtes pas contents, quittez cette page.)

Règles de vie



-Première chose, tu es le juge ultime de ton comportement, de tes émotions, de tes pensées (personne n'a à te dire ce qui est bien ou mal) : tu n'as pas besoin de donner des explications sur ta façon d'être.
Tu as le droit de changer d'avis, de faire des erreurs, d'être indépendant des autres, d'être illogique. Tu as le droit de dire "je ne sais pas", "je ne comprends pas", "ça ne m'intéresse pas", "non".

-Ne pas trop réfléchir à ce que les autres ont pu penser/sont en train de penser/vont penser de nos actions. Pas parce qu'on ne respecte pas ce qu'ils pensent, mais parce qu'on ne peut jamais savoir ce qui se passe dans la tête de quelqu'un. Il y a une infinité de possibilités (et on ne pourra jamais vérifier si on est tombé sur la bonne). Ne pas baser nos actions sur ce que quelqu'un pourrait être en train de penser. Si on la blesse, lui faire assez confiance pour considérer qu'elle nous préviendra qu'elle a été blessée.

-Quand plusieurs options s'offrent à nous, il est parfois tentant de ne pas choisir pour être ni gagnant, ni perdant ("peu importe, tout me convient"). Mieux vaut faire des choix clairs car, l'expérience de la vie aidant, on a de plus en plus des chances d'être gagnant lors de nos choix futurs.

-Il est possible de se dissocier de ses émotions (par exemple, ne pas se laisser aller à la colère dans certains contextes) ou de se laisser porter par elle. Apprendre à se dissocier mais aussi à s'y connecter pour être plus spontané.

-Sourire. C'est la politesse la plus simple, c'est agréable pour les autres. Évidemment il y a des circonstances où ça peut être impoli, par exemple lorsque quelqu'un est dans l'embarras. De manière générale, avoir une attitude (intonation, posture) positive lorsqu'on communique avec quelqu'un car on ne s'exprime pas qu'avec les mots.

-Dire bonjour. C'est un effort pour beaucoup de monde de dire bonjour, toi aussi tu dois faire cet effort. C'est beaucoup moins grave de trop dire bonjour que pas assez.

-Tu dois être capable d'écouter les gens, savoir te taire et les laisser parler. Écouter les personnes plus âgées, car elles ont souvent traversé les mêmes situations que toi. Écouter les personnes plus jeunes que toi, même si tu as l'impression de te reconnaitre en eux et qu'ils ne sont pas assez développés pour t'apprendre quelque chose : l'age n'est pas indicateur de l'expérience.

-Parfois les gens donnent des informations sur eux sans qu'on leur ait demandé. Il est bien vu de donner nous aussi ce genre d'informations en retour. Si on a rien à dire, on peut aussi poser des questions sur ce qui vient d'être dit.

-Ce qui est important, ce qui te définit, c'est ce que tu fais, pas ce que tu penses. Si tes idées de film ne quittent pas ton esprit, tu n'es pas cinéaste. Si tu es persuadé d'être bon pédagogue mais n'arrive pas à transmettre ton savoir, tu n'es pas un bon pédagogue.

-Tu dois connaitre tes points forts et tes points faibles. C'est difficile de les trouver par soi-même. C'est en te confrontant au monde extérieur que tu pourras juger de ce que tu vaux. Ecouter ce qu'un proche pense de toi peut t'aider mais soit conscient qu'il ne s'agit que d'une information. Si tu veux savoir si tu es bon en quelque chose, passe un test.

-Travailler dur, ne pas paresser. Pendant que tu te distrais, les autres personnes sont en train de travailler pour te dépasser. Ton corps va toujours chercher la facilité, il préfèrera toujours le repos au travail. C'est à toi de lutter à chaque instant.

-Faire attention à sa santé, bouger, manger équilibré et dans des quantités adaptées, car si on tombe malade, on ne peut plus assumer ses responsabilités.

Les actions justes


Quand un acte est-il bon, quand est-il mauvais ? Ce n'est pas une question simple.

-Tu dois éviter les actes qui vont amener à de la souffrance, à toi même ou aux autres. Tu dois te demander si tes actions mènent à la souffrance ou au contraire à l'apaisement, à l'élévation des autres. Encore une fois, c'est un choix que tu fais : tu sais que tu n'iras pas en enfer. Il est tout de même préférable de faire le bien autour de soi, construire un environnement positif, c'est profitable à tous.

-Evite de trop te laisser aller dans les plaisirs qui flattent ton côté animal (le sexe, la nourriture, la violence...). Avoir du plaisir en voyant quelqu'un souffrir n'aide pas à la la réduction de la souffrance. Au contraire, c'est la banaliser.

-Se faire plaisir aux yeux en regardant une jolie personne, est-ce une action qu'il convient de faire ou pas ? L'acte peut être aussi innocent que le plaisir de regarder un joli arbre sous le ciel bleu.
Le premier risque, c'est celui d'objectifier la personne, c'est à dire que tu la réduises à quelque chose de joli à regarder.
Le deuxième risque, c'est de te laisser entrainer dans tes pulsions, ce qui serait une faiblesse. Ainsi, consacrer beaucoup de ton temps à chercher une image d'arbre sous un ciel bleu ou une image érotique, c'est une action qu'il convient d'éviter. Vois si tu peux es capable de tenir plusieurs semaines sans te consacrer à un besoin.

Comme référence : http://www.accesstoinsight.org/tipitaka/mn/mn.061.than.html

Énervement


Une petit histoire : Bob marche dans la rue. Un homme crie sur une femme. Bob s'inquiète et demande des explications. La femme n'a pas de frein sur son vélo et lui a foncé dessus, donc, l'homme est énervé. Bob ne sait pas quoi pour qui prendre position. Il y a ici 2 problèmes : la femme doit mettre des freins ET l'homme ne doit pas l'agresser verbalement.

Problèmes


Quand on est confronté à un problème, mieux vaut mettre en œuvre une solution que de râler. La mise en oeuvre de la solution ne doit créer un problème plus important. Si un problème n'a pas de solution ou si la solution n'est pas proportionnelle au problème, ignorer le problème.

-Ne pas étaler ses problèmes aux personnes qui ne le demandent pas. Tout le monde a des problèmes, peut être que la personne en face de vous a un problème pire, mais qu'il ne veut pas le dire.

-Ne pas se plaindre. Il y a des choses plus constructives à faire.

-Ne pas condamner ou critiquer une personne. Vous n'avez pas tous les éléments pour juger et à sa place, vous auriez fait la même chose qu'elle.

Informations


L'échange d'informations est quelque chose d'essentiel. On est apprécié quand on sait *donner des informations justes et utiles*.

-*Rester humble* : même quand on est persuadé d'avoir raison, on peut se tromper. Theodore Roosevelt disait qu'il serait heureux d'avoir raison 75% du temps. Si on avait raison 55% du temps, il suffirait de jouer en bourse pour devenir riche.

-*Tenir ses promesses*. Faire une promesse, c'est donner une information (telle chose sera faite à telle date). *Ne pas dire que vous allez faire quelque chose si vous pensez que vous allez changer d'avis*. Ne pas faire beaucoup de promesses.

-Se rappeler du nom des gens. C'est une information importante pour la personne avec qui vous parlez. Si vous avez mauvaise mémoire, notez.

-Ne mens pas "pour rire" ou faire des exagérations. De manière générale, évite de diffuser des fausses informations. Pour éviter de mentir lorsque tu sais que la vérité va blesser, tu peux te taire ou bien insister sur un autre point dans ta réponse, par exemple remercier chaleureusement pour l'attention au lieu de dire qu'un repas ou un cadeau est bon alors que c'est faux.

Faire le bien


Comment faire le bien sans se faire exploiter ?


C'est comme le reste, il faut trouver un équilibre (la voie du milieu).

Faire le bien ce n'est pas forcément tout accepter, parfois, on peut apporter plus à une personne en refusant de l'aider.

Lorsque quelqu'un veut blesser un insecte, on peut crier "Non, ne fait pas ça !", ça semble naturel et plein de compassion. Si quelqu'un veut nous blesser nous même, on devrait pouvoir de la même façon crier "Non, ne fait pas ça !".

L'acte de faire le bien n'est pas facile, parfois on a un peu honte, on a l'impression qu'on va déranger la personne qu'on aide, on a peur que les gens pensent qu'on veut se mettre en avant... Faire le bien demande donc du courage.

Histoire d'un prince qui se donne à manger à un tigre affamé.
Générosité sans parasite.
Discussion sur se défendre/s'affirmer.

Confucius


Une traduction gratuite.

-Si tes paroles t’attirent peu de blâme et tes actions peu de repentir, les appointements viendront d’eux-mêmes.

-Faire régner la vertu dans sa famille par son exemple, c’est aussi gouverner. Il faut devenir meilleur pour rendre le monde meilleur.

-« Je ne sais à quoi peut être bon un homme qui manque de sincérité. Comment employer un char à bœufs sans joug, ou une petite voiture sans attelage ? » Insistance à plusieurs reprises sur l'importance de la droiture et de la sincérité (parole juste).

-Celui-là manque de courage, qui néglige de faire une chose qu’il sait être juste. Faire la bonne chose demande parfois du courage.

-« Ien P’ing tchoung¹ est admirable dans ses relations avec ses amis ; leur intimité eût-elle duré depuis longtemps, il les traite toujours avec respect. » Quand on est ami depuis longtemps avec quelqu'un, on fait parfois la faute d'oublier d'être respectueux avec lui.

Bouddhisme


Siddhartha Gautama


Au 6e siècle avant JC, Siddhartha Gautama quitte le domicile familial à 29 ans, part vivre une vie d'ascète, puis, cette vie ne le satisfaisant pas se met à parcourir son propre chemin et atteint l'éveil à 35 ans assis sous un arbre.
On le désigne également par "Shākyamuni" ou "Bouddha" (l'éveillé).

Il encourage ses disciples à être leur "propre refuge", il encourage à la liberté de penser et de parcourir le chemin seul (les Tathagata montrent juste le chemin).

Divers


Être son propre refuge, ne pas avoir une foi aveugle, semble contradictoire avec le fait que les disciples répètent régulièrement qu'ils doivent "prendre refuge dans le bouddha, le dharma et la sangha"). C'est relevé dans le livre de Walpola Rahula "L'enseignement du bouddha" (vers 15%).

Les 5 empêchements à la compréhension de la vérité/à la pratique de la méditation zazen :
-la convoitise sensuelle, le désir pour le plaisir des sens
-la malveillance, la haine,
-la torpeur physique/mentale/la langueur, la paresse
-l'inquiétude, le tracas, les remords, l'agitation.
-le doute, dans le sens où pour avancer il faut du solide. Cela ne signifie pas qu'il faut avoir une foi aveugle.
//vipassanasangha.free.fr/t11_cinq_empechements.htm

Les racines du mal sont l'ignorance et les vues fausses.



Zazen


Les règles


"Faire gassho" (合掌) signifie joindre les mains comme une prière, tous les doigts collés, le haut des doigts à hauteur du nez, les coudes écartés du corps.

-Entrer dans le dojo du pied gauche, s'incliner.
-S'incliner face au mur, puis dos à lui, avant de pratiquer Zazen.
-S'asseoir en lotus ou demi-lotus, trouver une position stable et confortable, les deux genous au sol.
-Faire gassho une fois assis.
-Poser les mains devant le ventre, paumes vers le ciel, les petits doigts touchant le bas ventre.
-Dresser la colonne vertébrale, en poussant le haut du crâne vers le haut.
-Laisser les pensées venir et les faire disparaitre à chaque expiration. Se concentrer sur la respiration, la posture. Ne pas entretenir les pensées.
-Lorsque la cloche retentit, faire gassho, sortir du dojo du pied droit.

Qui suis-je ?


Quelqu'un m'a parlé d'un trou noir au centre de la galaxie, d'atomes et de molécules, je ne sais pas si c'est vrai. Je ne sais même pas si quelqu'un m'a parlé de tout ça, ou si j'ai imaginé que quelqu'un m'en a parlé. Mes pensées, mes actions, mes opinions sur le monde sont basées sur ma mémoire faillible.

Je ne sais pas non plus ce que je vois, ce que je touche ou ce que je sens : peut être n'est-ce qu'une illusion.

La méditation m'a fait prendre conscience que je ne suis pas ce que je pense.

Pourtant, il y a quelque chose au fond de moi, et je pense que c'est la conscience.

Et cette conscience est dans un corps, qui exprime ses besoins. Cette conscience est connectée à une mémoire et des pensées, qui façonnent le monde qu'on voit. Et tous les jours, nous agissons selon notre mémoire, nos pensées et notre corps, car nous n'avons pas d'autre raisons d'agir.

En méditant, on peut stopper le corps, les pensées et la mémoire de venir embêter notre conscience comme ils le font d'habitude. Et alors, nous voyons toutes les illusions qui formaient le "moi".

Qui suis-je ? Ce corps qui crie ses besoins, cette mémoire qui impose un cadre, ces pensées qui déroulent leurs narrations sans fin à ma conscience : ils font partie de moi.

Ma jambe fait partie de moi mais je ne suis pas ma jambe.
Mon corps, ma mémoire et mes pensées font partie de moi, mais je ne suis pas eux.


Pleine conscience de l'instant présent



Dans notre vie quotidienne, rien n'est éternel, un court et unique instant peut être précieux voire inestimable.
Aussi, il faut profiter au maximum de chaque bon instant et se rappeler que les mauvais instants sont temporaires. Avoir pleine conscience de l'instant présent, car il ne sera là qu'une seule fois. Puis se rendre compte que l'instant est passé.

Quand on est dans la souffrance je trouve que ça aide bien de se rappeler que rien n'est permanent, pas même cette souffrance.
Et se rappeler que rien n'est permanent pendant un évènement heureux aide à mieux l'apprécier.

Penser à son plaisir et se dire que tout est temporaire risque de générer du je-m'en-foutisme ou de l'égoïsme. C'est une voie possible, que je déconseille. Pour avoir une vie heureuse, mieux vaut faire le bien autour de soi en essayant de se mettre à la place de l'autre. Il faut faire attention à nos actions car un instant en engendre un autre, nos actions peuvent avoir des conséquences (elles mêmes temporaires).

Que les conséquences de nos actions soient temporaires ne doit pas nous encourager à faire le mal. Pour bien vivre, mieux vaut faire le bien, d'autant plus si nous sommes en état de pleine conscience, ce qui nous permet de faire le bien à chaque instant autant que faire se peut.

Essayer d'être dans l'instant présent force à se concentrer, dans un sens c'est apporter plus de respect à nos actions.

Raisons d'être en couple



A consulter avant de se mettre avec quelqu'un :

A1. Pour le plaisir des sens (on aime sa beauté, son parfum, sa voix...)
A2. Parce qu'on apprécie sa présence (on se sent bien avec, même sans parler)
A3. Pour le plaisir de sa conversation
A4. Pour sa façon d'être quand on est tous les deux
A5. Pour sa façon d'être en public
A6. Parce qu'elle nous fait rire
A7. Par le goût de découvrir une nouvelle expérience
A8. Pour avoir une personne avec qui partager ses passions (danse, musique, jeux...)

B1. Pour se flatter l'ego
B2. Par défaut, parce qu'on pense qu'on pourra pas avoir mieux

C1. Pour rentrer dans le moule imposé par la société
C2. Par pression familiale
C3. Parce qu'on a fait un pari avec quelqu'un
C4. Pour provoquer une réaction chez quelqu'un d'autre
C5. Pour se vanter auprès de ses amis

D1. Par défi
D2. Pour qu'elle nous motive à avancer dans la vie
D3. Pour se consoler après une rupture
D4. Parce qu'on ne veut pas être seul
D5. Parce qu'elle s'intéresse à nous
D6. Pour partager la vie quotidienne

E1. Pour combler ses désirs sexuels
E2. Pour satisfaire des besoins physiques (massages, calins, bisous...)
E3. Pour des raisons matérielles (argent, logement, assistanat...)
E4. Pour profiter de son statut
E5. Pour s'entraîner pour la "bonne" personne
E6. Pour entrer dans un rapport de force avec quelqu'un (domination, soumission, conflit...)

F1. Pour faire des enfants
F2. Pour construire une vie avec un partenaire

G1. Pour lui faire du bien
G2. Parce qu'on veut l'aider
G3. Parce qu'elle nous rappelle notre ex (on a l'impression d'avoir une 2e chance)
G4. Parce qu'on veut qu'elle nous apporte des mauvaises choses (autodestruction)

Economie


La main invisible, l'équilibre du marché, l'état qui ne devrait s'occuper que des fonctions régaliennes (armée, police, justice) sont des théories d'Adam Smith reprise régulièrement. Problème : si on fait fonctionner la société sans protection sociale, en estimant que la loi de l'offre et la demande donnera un juste prix aux choses, qu'est-ce qui nous dit que l'équilibre auquel on arrivera donnera aux citoyens les moyens de vivre ?

Homme émotionnel



Je pense comme Dale Carnegie que l'homme est une créature émotionnelle. A mon avis, à la toute base nos actions naissent d'émotions puis sont effectuées avec notre capacité de raisonnement logique. La durée de cette partie logique variant dans le temps.
Les émotions naissant elles-mêmes d'une sorte de pensée sauvage, c'est à dire d'association confuse entre plusieurs éléments (par exemple vert=gentil, clochette=nourriture)... Bref, l'homme n'est pas, à la base, logique/scientifique/raisonné.

C'est à dire, par exemple :

0)(inconscient)Etant enfant, on a toujours eu une étagère au coin du mur. Ca parait normal.
1)L'émotion donne l'impulsion (le but ?) de construire une étagère. On est motivé !
2)La logique nous aide à atteindre ce but, quels outils prendre, comme assembler les éléments etc.

La durée entre 1 et 2 a été très courte. Elle peut être très longue, durer toute une vie, s'imbriquer avec la logique ?

Inconscient : Je veux vivre !
Emotion : Je suis motivé.
Logique : Il faut du fric donc un emploi.

Inconscient : On refuse cette offre d'emploi car on suppose qu'il y a des méchantes personnes dedans.
Emotion : j'ai peur de faire ce boulot !
Logique : trouve des justifications logique pour pas le faire.

Inconscient : ce boulot ci ira.
Emotion : Je veux faire ce boulot.
Logique : Je ne réfléchis pas, je vais au travail c'est logique pour avoir du fric.

Autrement dit, on peut peut être surmonter notre peur de faire quelque chose en se mettant en mode "logique"...?
Par exemple, si on a peur d'aborder une fille, il faut faire en sorte qu'on soit poussé par l'impulsion logique et pas l'impulsion émotion : "je veux faire quelque chose, donc je dois aborder cette fille".

Inductions



Je viens de lire SIVA de Philip K.Dick, un roman de science fiction dans lequel le personnage principal vit des phénomènes paranormaux qu'il tente d'expliquer. Malheureusement, par définition, les phénomènes sont inexplicables par des méthodes normales et ce personnage tombe alors dans la folie.

Quand j'étais petit, j'avais aussi parfois l'impression de vivre dans un film/que la marche du monde était basé sur ma vie/qu'il y avait un complot. Mais comment pourrais-je percer le complot à jour ? Qui me dit que ce n'est pas un faux complot pour m'amener à certaines conclusions pour dissimuler le vrai ?
Tenter d'expliquer un complot, c'est partir des conséquences (le monde semble organisé par rapport à ma vie) pour déterminer les causes, et non pas des causes aux conséquences. On appelle ça de l'induction.

L'induction, c'est l'inverse de la déduction. C'est ce que fait Sherlock Holmes : l'assassin est passé par la fenêtre, il pleuvait, le valet a des traces de boue sur les chaussures donc [il SUPPOSE que] le valet est coupable. Notez le SUPPOSE. Il est très important pour distinguer le "donc" de la déduction et le "donc" de l'induction. Non, pas de Holmes ne déduit pas, il induit. Si le valet a des traces de boue sur les chaussures, on ne peut pas déduire que c'est lui le coupable. On peut déduire que les chaussures sont couvertes de traces boue. Voilà.. Après, on peut INDUIRE que c'est le valet le coupable.

Les êtres vivants ne peuvent s'empêcher de faire des inductions. Par exemple, un chien pourra induire ainsi : mon maitre prend la laisse donc il va me faire sortir. Induction. Subtil, hein ?
Quelqu'un éternue donc il est enrhumé. Il sourit en me parlant donc il se fiche de moi. Il crie donc il est en colère. Il court dans la rue donc il est pressé.

C'est évidemment très utile, mais ça peut déraper très vite :
Il porte des chaussures pointues donc c'est un con de bourge. J'ai trouvé un point noir dans mon yahourt, donc quelqu'un a voulu m'empoisonner. Panne de PC quand je dois absolument taper un rapport, le cybercafé fermé, les potes absents, la biblio fermée exceptionnellement donc les forces de l'univers sont dirigées contre moi.


En voila un bon :
Bob tente de prouver qu'il peut lire dans les pensés de Carla en devinant une image qu'elle regarde tout en se situant à 10 km d'elle. Sur 100 essais, Bob ne se trompe pas une seule fois. Que peut-on en déduire ? Que Bob peut lire dans les pensés de Carla ? NON.
Il y a une infinité de raisons qui auraient pu faire que Bob réussisse les 100 essais. Un système de triche. L'intervention d'extraterrestres ou de dieu. Le fait que Bob vienne du futur et qu'il connaisse l'ordre de diffusion des images en avance. Le hasard.

Ne pas oublier de rajouter "Je suppose que", et se rappeler qu'on ne peut pas avoir la vérité avec des inductions.
Utiliser le rasoir d'Ockham pour trouver la vérité.

Échec en première année universitaire



Dans les universités de France, à peine un étudiant sur deux passe en seconde année. C'est évidemment très variable selon les disciplines. On va voir pourquoi ce n'est pas un problème, mais une solution.


J'en parlais avec un ami pour qui c'est la faute de ces feignants d'étudiants et pour qui il faudrait :

1) augmenter les droits d'inscription, pour que les élèves prennent les cours au sérieux.

Je ne comprends pas vraiment l'argument. Tout ce que ça va faire, c'est faciliter l'accès à l'éducation aux élèves les plus riches. Et donc ? Est-ce que c'est parce qu'on est plus riche qu'on est plus sérieux ?


2) mettre un examen à l'entrée, pour filtrer les bons élèves des mauvais en les évaluant.

Les évaluant sur quelle base, puisqu'ils n'ont pas eu de cours universitaire ? Sur leurs cours d'avant, bien entendu, c'est à dire sur les cours du lycée. Cet examen existe déjà, c'est le bac.


La deuxième idée n'est pourtant pas mal. L'idéal, ce serait de donner quelques cours, disons, pendant quelques mois, puis faire une évaluation et éliminer les mauvais éléments.


C'est exactement à ça que sert la première année de fac.

Déprime



Un petit coup de déprime ?

Dites vous que c'est vous qui créez cette émotion. C'est vous qui vous vrillez le cœur à retourner sans cesse la chose dans votre tête. Ca vous coupe toute envie, c'est tellement facile de se laisser aller à cette sensation.

Pour en sortir, concentrez-vous sur ce que vous faites actuellement. Par exemple, si vous êtes en train de marcher, focalisez toute votre attention sur la promenade, chaque pas, chaque lieu traversé, chaque objet rencontré.

Si la déprime est légère, ça peut suffire.

C'est con, mais le seul moyen de se débarrasser de cette envie de ne rien faire.... c'est justement de se bouger le cul et de faire quelque chose.

Un autre exemple ?
Le seul moyen de résoudre l'absence de motivation à faire le ménage c'est... de se lancer et de faire le ménage. Le premier pas est le plus dur. Allez juste prendre le balai. Ouvrez juste votre livre de cours. Mettez juste vos affaire de sport. Une fois que vous avez fait ce premier pas, le reste viendra plus facilement.

Suicide



Pourquoi vous voulez vous suicider tout de suite ? C'est un choix important. Laissez vous quelques jours pour réfléchir. Vous verrez, il y a de fortes chances qu'à un moment donné, vous vous trouverez stupide d'avoir songé au suicide.

Quelle société idéale ?



Le problème... Respecter l'être humain, c'est à la fois respecter sa nature et à la fois respecter ses choix (qui lui permettent de ne pas se respecter lui-même).

Donc on tourne un peu en rond.

Une personne qui vend ses organes = oui, on respecte sa décision de vendre ses organes.

Une personne qui achète des organes = non, elle ne respecte pas la dignité de l'être humain car elle considère le corps humain comme une marchandise.



Je pense qu'il faut une société qui protège les personnes tout en permettant à chacun de se développer individuellement.

Protéger les personnes :
-On cherche éviter la souffrance.
-Donner le minimum vital, un toit, de la nourriture, des soins, la sécurité et les moyens de se réinsérer dans la société si la personne le souhaite.
-Les maladies mentales sont celles qui font souffrir la personne ou l'empêchent de fonctionner au sein de la société alors qu'il le voudrait.

Une personne qui veut se suicider = si elle veut se suicider, elle est en souffrance, on doit donc essayer par tous les moyens de la libérer de cette souffrance tout en protégeant sa vie.

Une personne qui veut arrêter de prendre ses médicaments = ok, respecter son choix.

Une personne dont le jugement est altéré qui refuse de prendre ses médicaments = pas ok. Reste à définir "jugement est altéré", peut être par le même moyen que l'on défini actuellement les mises sous curatelle ?7

Acheter la chair, le sang, le fait de porter un enfant = non, c'est mettre la personne en situation de souffrance.

Acheter les créations d'un menuisier, le temps de travail d'un plombier, une chanson = pour moi oui, le travail émancipe et est source de bonheur, l'être humain fonctionne comme ça, il n'y a pas de problème à rémunérer ça.

Porno


Des liens concernant la consommation de porno.
-Les consommateurs de pornographie réagissent moins au stimuli sexuels que les autres ; Autre point de vue sur le sujet.
-Des stars du porno racontent l'horreur de leur métier.
-Effets sur les pré-ados
-Quitting porn and masturbation changed my life

Divers



You can almost paint with anything, all you have to do is pratice. (Bob Ross) "Il faut juste pratiquer pour arriver à quelque chose, ce n'est pas dur !"

Si je pouvais contrôler les désirs de ma femme, ce serait très facile de la rendre heureuse. Mais je ne peux pas, et je dois donc me soumettre à ses désirs.

"On se fait traiter comme on laisse les autres nous traiter." Au lieu de se plaindre d'être mal traité par quelqu'un, ne pas se laisser faire.

Quand on présente quelque chose, les gens s'attardent souvent sur des petits détails, même si on leur prévient de les ignorer. Faire attention aux détails. On a souvent une seule chance d'émerveiller les gens : quand on leur présente quelque chose pour la première fois. Ne pas hésiter à attendre avant de présenter son travail à un client.

On a moins de critiques négatives sur son travail quand une personne est en face à face, par exemple en convention, ou alors quand c'est une connaissance. Quand on voit quelqu'un s'émerveiller de ce que l'on fait, prendre ça avec du recul : peut être qu'il s'émerveille que nous (la personne qu'il connait) puisse faire des choses pareilles.

Etapes de "conscience" : http://waitbutwhy.com/2014/10/religion-for-the-nonreligious.html

Stoicisme : https://fr.wikisource.org/wiki/Manuel_d%E2%80%99%C3%89pict%C3%A8te_(trad._Thurot)